Il arrive un moment où la tentative de dialogue ne suffit plus.
Un moment précis où la conciliation devient impossible, non par manque de bonne volonté, mais parce que l’autre refuse toute réalité qui ne lui donne pas raison.

Cet épisode raconte ce basculement décisif, tel qu’il peut se produire dans une emprise psychologique en milieu professionnel, lorsque le cadre, la loi et la responsabilité deviennent les seuls remparts face à une dynamique toxique installée.

Ici, le récit quitte définitivement le terrain de l’émotion et de l’apaisement pour entrer dans celui du droit, du silence et de la rigueur.

Le lendemain (Mardi) : L’impasse est actée

Le lendemain, après une nuit de réflexion nourrie par les événements de la veille, et face à une situation devenue manifestement critique, le bailleur décide d’adresser un mail formel mais apaisé à la locataire.

Dans ce message, il lui notifie que, compte tenu des tensions et de la rupture manifeste de confiance, ils se trouvent désormais face à une impasse ne permettant plus d’exécuter le contrat initialement conclu de bonne foi. Il lui propose, sans ambiguïté, un entretien afin de préparer son départ du cabinet, dans des conditions aussi claires et respectueuses que possible.

Poussant le geste de bonne volonté jusqu’à son terme, il prend même soin de se renseigner en amont auprès d’un autre établissement susceptible de l’accueillir, afin qu’elle puisse poursuivre son activité ailleurs.

Mais la réponse de la locataire ne se fait pas attendre.
Elle tranche immédiatement par sa violence verbale et son ton dénigrant.
Un nouveau cap est franchi.

Elle affirme sans détour qu’elle n’a nullement l’intention de quitter les lieux, qu’ils sont engagés, selon elle, pour six ans, et que rien ne pourra remettre cela en question. Dans ce message, elle attaque frontalement le bailleur, le qualifiant d’émotif, d’impulsif, de peu professionnel, allant jusqu’à remettre en cause sa capacité à gérer un lieu pourtant strictement encadré. Elle affirme qu’il semble oublier qu’ils évoluent dans un cadre professionnel, comme si elle seule en incarnait désormais la rigueur.

Le bailleur comprend alors qu’il ne s’agit plus d’un simple désaccord ni d’une opposition de styles.
Il réalise qu’il est confronté à une personne agissant selon les mécanismes bien connus de l’identification projective, projetant sur l’autre ses propres failles, ses excès et ses contradictions.

Plutôt que de se laisser happer par cette spirale de dénigrement, il choisit de mettre ces attaques de côté, de ne plus y répondre, et de se concentrer sur l’essentiel : organiser le départ de cette personne, le plus rapidement possible.

Trois jours pour tout destabiliser

En moins de trois jours d’occupation dans le cabinet, cette personne a réussi à provoquer des dégâts considérables, non seulement dans les liens de travail, mais aussi dans la stabilité psychique du lieu.

Elle a retourné une praticienne contre le bailleur en jouant sur ses failles et ses sensibilités.
Elle s’est permise d’attaquer frontalement son autorité.
Elle a impliqué injustement son épouse, pourtant restée jusqu’ici en retrait, sans aucun échange direct avec elle.
Elle est même allée jusqu’à tenter de salir sa réputation auprès d’une future locataire, dont l’arrivée était prévue le mois suivant.

Sans le moindre scrupule, elle contacte cette dernière par téléphone le soir même à 21h, alors qu’elle ne la connaît pas, pour lui déverser un flot d’affirmations mensongères et d’allégations inquiétantes, mêlant le bailleur et, désormais, son épouse, dans un récit totalement fantasmé.

Mais cette tentative échoue.

La future praticienne, intuitive et ancrée dans son propre ressenti, ne se laisse pas embarquer. Elle confiera plus tard s’être sentie immédiatement plus en sécurité, plus apaisée et plus en confiance en présence du bailleur que face à cette personne au discours confus et aux intentions troubles. Elle n’ouvrira aucune brèche à la manipulation.

Le silence, puis le droit

De son côté, et de manière presque paradoxale, le bailleur se sent enfin serein.
Il sait désormais que la tentative de conciliation a échoué, et il en possède la preuve écrite. Les masques sont tombés et ses soupçons se sont confirmés. 

À partir de ce moment-là, il entre dans une nouvelle phase : le silence radio.

Il décide de ne plus entretenir aucun contact direct avec cette personne.
Plus aucun message.
Plus aucun échange.

Un silence qui, très vite, provoque chez la manipulatrice une frustration immense.
Elle se retrouve sans carburant pour alimenter son conflit, sans écho pour nourrir son besoin de domination, sans réaction à provoquer.

Pendant ce temps, le bailleur consulte un avocat, rassemble les éléments, relit l’ensemble des échanges, et étudie la situation méthodiquement mais surtout juridiquement.

La conclusion tombe, simple et implacable :
en l’absence de tout justificatif d’immatriculation, sans extrait Kbis, sans numéro SIREN, sans attestation de l’INSEE il est impossible de valider l’existence d’une activité professionnelle réelle dans les locaux et encore moins au moment de la signature du bail.

Or, sans immatriculation, il ne peut y avoir ni bail professionnel valide, ni occupation légale des lieux à ce titre.

Par conséquent, le contrat est nul et non avenu.

Ce fameux bail de six ans, qu’elle brandissait comme un rempart indestructible, n’a en réalité jamais existé juridiquement.
Elle pensait avoir trouvé un bouclier.
Elle découvre qu’elle n’avait aucune base légale.

Un retournement brutal.
Un coup de force… qui n’était qu’un coup de bluff.

L’ultime vacillement

En parallèle, dès le mercredi matin, la locataire guette une réponse du bailleur, une réponse qu’elle espère ou redoute, car elle pourrait en faire une nouvelle arme à retourner contre lui.

Mais aucun retour ne vient.

Habituée à provoquer, à manipuler, à obtenir des réactions immédiates, elle se retrouve face à un silence lourd, opaque, insaisissable. Et ce silence, plus que tout, la déstabilise.

Dans cet entre-deux qu’elle ne maîtrise pas, elle se met à enquêter fébrilement sur le bailleur, sur l’établissement, et sur la structure juridique qui l’abrite. Ses recherches sont biaisées, menées non pour comprendre, mais pour discréditer.

À travers son propre prisme de haine, elle construit un récit qu’elle voudrait crédible, mais qui repose davantage sur des projections que sur des faits.

Ce sont ces recherches bancales, nourries par la frustration et la confusion, qui la conduisent à entreprendre une action en justice précipitée, mal fondée et vouée à l’échec.

La confusion qu’elle semait devient son propre piège

La manipulatrice sait qu’il lui a été demandé de quitter les lieux.
Mais elle ignore encore sur quelle base, puisqu’elle a systématiquement refusé tout entretien et toute demande de justification.

Dans son esprit, le loyer est payé, le bail est signé, et rien ne l’oblige à dialoguer.
Elle se croit intouchable.

Mais c’est précisément ce refus de toute discussion qui se retourne contre elle.

La confusion qu’elle a si souvent entretenue autour d’elle l’enveloppe désormais.
Elle ne comprend plus ce qui se joue.
Et lorsqu’elle perd le contrôle du récit, elle panique.

Dans une ultime tentative de reprise de pouvoir, elle réactive la conversation collective, rassemblant tous les occupants du cabinet dans un même échange. Elle s’y présente en victime, affirmant n’avoir fait que questionner un dispositif de vidéosurveillance et se voir, pour cela, injustement sommée de quitter les lieux.  Le mécanisme d’hystérie collective repart, comme une mécanique bien huilée…

Mais quelque chose a changé.

Ce qu’elle ignore, c’est que le bailleur est désormais prêt à aller jusqu’au bout.
Il n’a plus peur de perdre.
Il n’a plus peur de recommencer.

Le calme ferme du bailleur

Le bailleur, fidèle à sa ligne de conduite, répond aux messages collectifs, rassure les praticiennes, apaise les tensions, mais reste fermé sur un point non négociable :
Tout ce qui concerne la relation entre lui et la locataire ne relève que d’un cadre contractuel entre eux deux, et ne fera en aucun cas l’objet d’un débat collectif.
Ce refus clair d’exposer la situation devant tous agace profondément la manipulatrice, qui, dans un accès de rage contenue, envoie cette fois un mail incendiaire, non seulement à destination du bailleur, mais en mettant en copie toutes les praticiennes du cabinet.

Le ton est violent, les mots sont crus, les accusations pleuvent.
Elle parle de guerre d’ego, d’incompétence, de décisions précipitées et émotives qui, selon elle, mettraient en péril l’équilibre du cabinet tout entier.
Un chantage à peine dissimulé.

Un ultime coup de théâtre, sans la moindre subtilité.

Mais le bailleur n’est pas surpris. Il savait que cette réaction viendrait.
Il avait passé suffisamment de temps à observer ses mécanismes pour savoir exactement à quel moment elle frapperait, et comment.
Comme un pilote maîtrisant à l’avance le plan de vol d’un avion en perdition, il savait déjà sur quels boutons elle appuierait.

Et comme prévu, malgré la violence du message, il ne répond pas.
Le silence reste son dernier mot.

L’épuisement puis la rédition

Plongée dans son propre délire, la manipulatrice ne comprend plus rien.

Comme une machine sans retour de commande, elle multiplie les tentatives, sans obtenir la moindre réaction. Tantôt elle se victimise, tantôt elle insulte, tantôt elle appelle à la paix. Et dans un dernier mouvement désordonné, elle propose une réunion collective avec l’ensemble des praticiennes et le bailleur, prête, dit-elle, à y participer « immédiatement », même durant le week-end s’il le faut.

Les autres praticiennes, sans doute lassées ou épuisées, acceptent.

Mais le bailleur, lui, impose ses règles désormais. Il répond fermement qu’une réunion aura bien lieu, organisée par ses soins, à une date qu’il fixera, dans des conditions optimales, avec un ordre du jour défini.

Face à cette posture inébranlable, la manipulatrice comprend qu’elle n’a plus de cartes à jouer.
Elle est allée au bout de ses scénarios, de ses provocations, de ses tentatives de retournement. Il n’y a plus rien à retourner.

Et alors, sans qu’aucun courrier officiel ne lui soit adressé, sans mise en demeure, sans confrontation, sans sommation… elle quitte les lieux.

À la fin de sa journée, elle rassemble ses affaires, vide discrètement son bureau, et part d’elle-même, sans éclat, sans éclaireur, sans mot d’adieu.

Le dernier acte

Le week-end suivant, le bailleur le passe en grande partie aux côtés de son avocat. Ensemble, ils échangent des pièces, analysent les textes de loi, reprennent les échanges passés et dressent enfin le courrier officiel prononçant la nullité du bail. Étant donné qu’il s’agissait d’un cas de nullité absolue, fondé sur l’absence d’immatriculation de la locataire au moment de la signature et d’une absence de justificatifs tout au long de l’occupation des lieux cette dénonciation du bail pouvait parfaitement intervenir sans décision judiciaire préalable.

Le bailleur mandate donc son avocat pour constater officiellement la nullité du bail et en notifier la locataire, désormais devenue une ex-locataire.
Dans la foulée, il adresse lui-même une version électronique du courrier, accompagnée d’un message mesuré, toujours professionnel, dans lequel il explique que son établissement ne peut légalement héberger une activité non déclarée, que plusieurs solutions amiables lui ont été proposées puis refusées, et qu’elle ne peut donc désormais plus se présenter dans les lieux. Il lui demande la restitution des clés, en précisant que pour éviter tout contact direct, elles peuvent être déposées dans la boîte aux lettres du cabinet. Il ajoute qu’elle reste libre, bien sûr, de contester la décision devant la juridiction compétente, et joint en pièce jointe le courrier recommandé de son avocat.

Mensonges, confusion, dissonance

La réponse ne tarde pas. Mais à partir de là, quelque chose bascule. La stratégie change. L’ex-locataire n’est plus dans la confrontation directe : elle entre dans une zone de mensonges à peine crédibles, d’accusations fantasques, de contradictions flagrantes. Une sorte de fuite en avant pour sauver la face.

Elle commence par contester partiellement la nullité du bail, non pas en justifiant sa propre régularité, mais en affirmant que le bail est nul… à cause du bailleur lui-même, qui selon elle n’aurait pas eu la capacité juridique de le signer. Une accusation lourde de sens, qui va tout simplement précipiter son action judiciaire à venir dans une impasse. (Restez attentifs aux prochains épisodes. 😉 ) 

Elle va jusqu’à prétendre que l’établissement n’aurait pas de statut professionnel, qu’il serait en quelque sorte une coquille vide, illégale. Elle annonce vouloir signaler cette situation à l’INPI et à l’URSSAF, évoque une future procédure judiciaire avec le soutien de l’Ordre des naturopathes (ordre qui n’existe pas juridiquement), et affirme que sa sœur, avocate, prendra le relais.

Sauf qu’elle n’a aucune sœur avocate.
Et tout cela n’est qu’un mensonge pathétique, une ultime manœuvre de diversion.

Elle conclut son mail par une tentative de reprise de contrôle : elle souhaite remettre les clés en main propre, à sa manière, selon ses conditions, en contradiction avec tout ce qui lui avait été proposé.

Le silence, encore

Le lendemain, le bailleur, toujours dans une posture calme et factuelle, lui rappelle par écrit qu’elle peut également envoyer les clés par voie postale, à défaut de les glisser dans la boîte aux lettres. Il n’y aura pas d’échange physique. Mais elle ne répond pas.

Entre-temps, le bailleur convoque une réunion avec les trois praticiennes restantes, dans le but de reprendre collectivement pied après cette période chaotique. Il est temps de clarifier les choses à froid, de refermer une page douloureuse, et de rétablir un climat de confiance.

Mais la psychologue, très tôt acquise à la cause de l’ex-locataire, décide de remettre son préavis de départ des locaux. Elle envoie simplement un message bref, déclarant qu’elle ne se sent plus en sécurité dans le cabinet et qu’elle souhaite quitter les lieux au plus vite.
Le bailleur, soucieux d’apaiser les tensions et de clore cette affaire, accepte de réduire le préavis de six mois à un mois.

Lui aussi n’aspire plus qu’à tourner la page, malgré les pertes humaines, énergétiques et financières.

Le mail de trop

Mais l’histoire n’est pas encore tout à fait terminée.
Deux jours plus tard, dans un ultime réflexe narcissique, l’ex-locataire adresse un nouveau message, cette fois directement adressé au bailleur et à son épouse, qui à nouveau rappelons-le jusqu’ici n’était jamais intervenue dans l’affaire.

Elle y affirme, d’un ton triomphant, qu’elle reconnaît avoir quitté les lieux, qu’elle a trouvé un nouveau local plus attractif, obtenu grâce à l’appui de la mairie de sa commune, qui aurait souhaité la remercier pour son engagement associatif. Une envolée lyrique teintée d’orgueil mal placé et surtout un mensonge qu’elle avouera malgré elle dans sa procédure judiciaire à venir.

Elle ajoute que de toute façon, le cabinet précédent ne lui convenait pas, comme pour justifier a posteriori son départ précipité.

Mais le plus absurde arrive ensuite : elle affirme avoir remis les clés à son avocate, qui habiterait à plus de 150 km de là, sans bien sûr donner ni son nom ni ses coordonnées. Elle termine son message en annonçant, comme un disque rayé, qu’elle envisage d’engager une procédure judiciaire.

Le bailleur, cette fois, ne répondra plus.
Il sait que tout est en train de s’effondrer… de son propre poids.

Conclusion

Cet épisode marque la fin d’un cycle. Celui où la manipulation prospérait sur l’émotion, la réaction immédiate et la confusion. Il rappelle une vérité fondamentale : face à une emprise psychologique en milieu professionnel, ce n’est ni l’explication répétée ni la confrontation frontale qui libèrent, mais la clarté, le cadre, et la capacité à cesser d’alimenter le chaos. Parfois, se taire n’est pas fuir. C’est reprendre le pouvoir.

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