Chasser un manipulateur ne signifie pas toujours en être libéré.
Parfois, l’emprise se prolonge autrement : dans les silences, les peurs, les traces invisibles laissées derrière soi.
Cet épisode raconte l’après.
Le moment où le calme apparent succède à la tempête, mais où les dégâts humains, psychiques, financiers continuent d’œuvrer en profondeur.
Car lorsque la manipulation ne peut plus agir frontalement, elle se transforme, s’infiltre, et cherche d’autres voies pour survivre.
Le poison persiste
La manipulatrice a enfin été évincée.
La psychologue, qui lui avait un temps prêté allégeance, quitte l’établissement un mois plus tard.
Le calme revient doucement dans la vie du bailleur et au sein de son cabinet, mais le constat est sans appel : les dégâts sont considérables.
Ce lieu, pensé comme un havre de paix, un espace dédié au soin, à l’écoute et au mieux-être, se retrouve souillé jusque dans ses moindres recoins.
L’énergie sombre et oppressante insufflée par la manipulatrice a été si intense qu’elle semble avoir laissé une empreinte durable sur les murs, les objets, les plantes, et peut-être même dans l’âme du lieu.
Certaines plantes du cabinet, autrefois vigoureuses, ont visiblement souffert, comme si elles avaient absorbé une part du mal ambiant.
Le cabinet est déserté, vidé de ses praticiens.
L’atmosphère est devenue froide, sourde, suspendue semblable à un champ de bataille silencieux après la tempête.
Déjà fragile financièrement, le lieu devient déficitaire, incapable de couvrir ses charges fixes.
Symbole fort et révélateur : la plante d’un thérapeute, réputé pour sa grande sensibilité aux énergies humaines, placée dans l’espace autrefois occupé par la manipulatrice, se met à dépérir, presque à mourir.
Comme si elle n’avait pas survécu à cette présence toxique.
Nettoyer, transformer, expulser
Jour après jour, avec patience et détermination, le bailleur et son épouse tentent de redonner vie au cabinet, pièce par pièce, souffle après souffle.
Dans un geste de rupture hautement symbolique, ils décident de transformer intégralement la pièce occupée par l’ancienne locataire : les murs sont repeints, la décoration modifiée, l’énergie nettoyée comme pour purger le lieu de son passé douloureux.
Mais malgré ces efforts, le spectre de la manipulatrice rôde encore.
Un détail, une peur, une angoisse : la clé du cabinet ne leur a jamais été restituée.
Cette absence, à la fois matérielle et symbolique, pèse lourd.
L’anxiété ne quitte pas le bailleur.
Il redoute qu’elle fasse irruption un jour, portée par ses intentions malsaines, tel un fantôme refusant de disparaître.
Cette rétention de clé n’a rien d’anodin.
Elle constitue une énième tentative de maintenir son emprise, une manière de conserver le pouvoir, de signifier qu’elle peut encore exister dans le lieu… sans y être.
La mise en demeure… et la maneuvre
Après deux semaines de silence, le bailleur adresse une mise en demeure par courrier recommandé avec accusé de réception, exigeant la restitution immédiate de la clé.
Peu après réception du courrier, la manipulatrice répond par mail.
Comme à son habitude, elle mêle absurdité et provocation, affirmant qu’elle ne comprend pas le sens de la lettre… et qu’elle n’en tiendra pas compte.
Dans le même temps, son avocate écrit à l’avocat du bailleur.
Elle prétend proposer une résolution amiable du conflit.
Elle indique que la clé se trouve désormais en sa possession et que le bailleur peut venir la récupérer à condition de prendre rendez-vous, de justifier de son identité et de sa qualité d’occupant.
Des exigences inédites, humiliantes, et juridiquement absurdes.
C’est le monde à l’envers.
Désormais, c’est le bailleur qui doit se justifier.
Le comble du cynisme.
En réalité, cette « résolution amiable » n’en est pas une.
Il s’agit d’une étape préalable obligatoire avant l’engagement d’une procédure judiciaire.
Un simple formalisme, habillé d’un ton faussement conciliant, mais truffé de menaces à peine voilées.
Dans cette démarche, la manipulatrice reconnaît paradoxalement avoir quitté les lieux tout en contestant la nullité du bail.
Elle affirme avoir subi de graves préjudices bien entendu sans produire le moindre justificatif et exige désormais que le bailleur lui fasse une proposition d’indemnisation, sans base légale ni chiffrage.
Autrement dit : elle réclame un chèque pour acheter la paix.
À défaut, elle portera l’affaire en justice.
Face à cette mascarade juridique, le bailleur décide d’ignorer purement et simplement la demande.
Il refuse de jouer à ce jeu pervers, de nourrir le théâtre qu’elle tente désespérément de maintenir en vie.
L’ultime provocation
Mais la manipulatrice n’en reste pas là.
À la veille de l’expiration du délai de réponse qu’elle avait elle-même fixé, ne recevant aucune réaction du bailleur, elle change de cible.
Un vendredi en fin d’après-midi moment soigneusement choisi pour perturber le week-end elle adresse un nouveau mail directement à l’épouse du bailleur, jusque-là totalement étrangère au litige.
Cette fois, le ton n’est plus dissimulé.
Elle exige une réponse immédiate et une proposition d’indemnisation avant le lundi, faute de quoi elle engagera une procédure judiciaire.
Ce message n’a qu’un seul objectif : faire intrusion dans la sphère intime du couple.
Atteindre le bailleur non plus comme professionnel, mais comme homme, conjoint, protecteur.
Elle y affirme détenir de nombreux éléments prouvant l’illégalité de l’activité du cabinet, annonce qu’elle s’adressera à « qui de droit », et prétend disposer de plusieurs témoignages venant appuyer ses accusations.
Des témoignages que l’on découvrira plus tard comme étant intégralement faux, téléguidés, dictés voire rédigés par elle-même dans une tentative désespérée de réécrire le réel à son avantage.
L’éffondrement
Un mois plus tard, ce qui devait arriver finit par se produire.
Après des mois de stress intense, de tension permanente, d’insomnies répétées, le corps du bailleur, épuisé, cède brutalement.
Lui qui n’avait pas été malade depuis des années se retrouve cloué au lit, terrassé par ce qu’il croit être une simple grippe.
Le diagnostic initial se révèle erroné.
Il s’agit en réalité d’une infection pulmonaire, mal détectée, mal prise en charge, qui le contraint à rester alité pendant trois semaines, frôlant l’hospitalisation.
Dans le même temps, son épouse tombe également malade, elle aussi victime de cette spirale d’épuisement.
Entre le début du mois de janvier et la mi-février, leur quotidien se résume à enchaîner les soins médicaux, gérer la fatigue et les douleurs, tout en tentant de s’occuper de leurs deux enfants en bas âge.
Un marathon physique et émotionnel, mené dans un climat de lassitude extrême.
Et comme si cela ne suffisait pas, le 14 février jour censé célébrer l’amour devient le point de départ d’un long et éprouvant combat judiciaire.
Ce jour-là, l’épouse du bailleur reçoit une assignation en justice, signée de la main de la manipulatrice.
Conclusion
Cet épisode marque un basculement. La violence n’est plus seulement relationnelle ou professionnelle : elle devient judiciaire, intrusive, insidieuse. Ce qui n’a pas pu être contrôlé par la présence cherche désormais à l’être par la menace, l’intimidation et la procédure. Le corps, lui, ne ment pas. Il encaisse ce que l’esprit tente de contenir, jusqu’à l’effondrement. La maladie devient alors le dernier langage possible face à une emprise qui refuse de mourir. Mais ce point de rupture n’est pas une fin. Il est le seuil d’un autre combat : celui de la reconstruction, de la vérité, et de la mise au jour des mécanismes pervers au grand jour, cette fois.
Retrouvez les épisodes précédents :
ÉPISODE 6 – Quand le droit met fin à l’emprise et au chaos
Il arrive un moment où la tentative de dialogue...
EPISODE 5 – Le basculement : quand la défiance remplace le cadre professionnel
Il arrive que les conflits ne naissent pas d’un...
EPISODE 4 – Le jeudi de trop : quand le cadre commence à se fissurer
Il existe, dans toute histoire conflictuelle, un...
EPISODE 3 – Le premier jour… et le premier piège
Cet épisode nous plonge dans le moment où tout...
EPISODE 2 – Le jour fatidique : signature du bail et début de l’emprise manipulatrice
Après "L’Intrusion", ce deuxième épisode plonge...
EPISODE 1 – Comment neutraliser l’emprise du manipulateur
Introduction : une série pour comprendre et se...
Notre adresse
14 rue Adolphe Garilland,
38550 Le Péage de Roussillon.
Nous contacter
07 85 50 68 10
Accès Transport en commun
À 5 min à pied de la gare TER direction Lyon ou Valence.
À 5 min de l'arrêt de bus X75 qui dessert Annaonay - Le Peage de Roussillon - Lyon
Accès PMR
Cabinet paramédical INKEYO est au rez-de-chaussée et de plain-pied. Il est accessible en fauteuil roulant.





